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Dernier arrêt avant démantèlement

Dernier arrêt avant démantèlement (27 novembre 2018)

Deux experts en repérage d’amiante vérifient 2 rames de la SNCF datant des années 1990

Plusieurs voitures retirées du service ferroviaire attendent le démantèlement sur des voies de garage. La mission de nos deux experts est de repérer l’amiante sur deux rames identiques de quatre voitures chacune. Le premier diagnostiqueur sait d’après son expérience dans l’aviation, le secteur industriel et le matériel ferroviaire que la première étape est la documentation et la préparation du repérage. Cette étape est la responsabilité du second diagnostiqueur. Après deux jours de travail en collaboration avec le client et ses agents d’entretien nos deux diagnostiqueurs ont remarqué que la documentation technique datait de 1982. Soit 9 ans avant la construction des deux rames et elle n’était pas mise à jour. Les informations renseignent néanmoins sur le type de matériel utilisé et la présence d’amiante.


Après cette première étape ils expliquent que malgré les informations recueillies à la gare de Montauban où sont stockés plusieurs RRR des régions limitrophes en attente, ils ont dû repartir de zéro. Dans ces rames construites en 1991 et mises en circulation en 1993, grande fut leur surprise de découvrir très peu d’amiante. En effet, ayant identifié les zones suspectes et ayant passé une demi-journée au démontage malgré la non-normalisation du matériel de la SNCF qui rendait la tâche difficile, nos deux experts ont finalement trouvé moins d’amiante que prévu. Sur la cinquantaine de prélèvements effectués lors de cette quête, seuls quatre résultats ont été positifs. Pourtant les agents d’entretien et la documentation indiquaient une présence d’amiante dans les colles, dans le nez en Gelcoat de la rame, dans les isolants phoniques ou encore dans les enduits bitumeux. Seuls les joints étaient positifs aux tests. Les investigations ont été menées dans la cabine, les voitures et l’enveloppe extérieure, ce qui représente 80 à 90 % du travail. Le dessous des voitures était inaccessible tout comme le toit (à cause des caténaires). Ils feront l’objet d’un repérage complémentaire lorsque les rames entreront en atelier de traitement pour être démantelées et désamiantées.

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